Quand le cerveau décroche

Règle d’or en neurosciences & marketing
Si le cerveau doit imaginer, interpréter ou deviner → il décroche.
S’il peut voir, mesurer, se projeter → il avance.

Ironique, non ?

Nous continuons pourtant à former des managers et des marketeurs à parler plus.
Plus de concepts.
Plus d’adjectifs.
Plus d’intentions.

Alors que le cerveau n’attend qu’une chose : moins d’effort.

Le cerveau humain fonctionne par économie d’énergie.
Chaque message flou, abstrait ou générique lui demande de compléter, d’interpréter, de deviner.
Et lorsqu’il doit trop travailler, il se désengage.

« Innovant », « performant », « différenciant » :
ces mots rassurent celui qui les prononce,
mais n’activent rien chez celui qui écoute.

À l’inverse, un fait concret court-circuite l’effort mental :
Avant, nos clients perdaient deux heures par jour. Aujourd’hui, ils les récupèrent.

Ici, le cerveau ne réfléchit pas.
Il voit.
Il se projette.
Il décide.

En management comme en marketing, le véritable enjeu n’est pas de convaincre,
mais de réduire la charge cognitive.

Parler mieux, ce n’est pas simplifier à l’excès.
C’est rendre la réalité visible.

La question n’est donc plus : Que vais-je dire ?
Mais : Est-ce que le cerveau en face de moi peut avancer sans effort ?

C’est souvent là que tout se joue.

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